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Pourquoi les Pays-Bas et la Belgique ont besoin de campings

Publié le
20 janvier 2026

De plus en plus de gens enfilent leurs chaussures de randonnée pour partir en excursion pendant plusieurs jours. Pas seulement dans les Alpes ou en Scandinavie, mais aussi plus près de chez eux. Marcher et passer la nuit dans la nature vous permet de vivre l'environnement de manière plus intense : plus conscient, plus dépendant du temps et des saisons, et sans l'impression d'être dans un parc d'attractions qu'un circuit touristique balisé peut donner. Ce lien direct avec la nature crée une nouvelle appréciation de ce que nous avons, et cette appréciation est cruciale.

Car soyons honnêtes : aux Pays-Bas et en Belgique, la nature est menacée. Les discussions sur l'azote, la construction de logements et l'espace pour la défense dominent le débat. Trop souvent, la nature est considérée comme quelque chose qui doit céder la place, plutôt que comme quelque chose qui doit être protégé et chéri. Cela tient également à la façon dont nous percevons la nature. Lorsque nous consommons la nature, la comparaison avec les photos Instagram époustouflantes des Dolomites est vite faite.

TROP PEU, TROP PLEIN, TROP FLOU

Bien sûr, le Drents-Friese Wold n'est pas les Dolomites, et les Ardennes ne sont pas les Pyrénées. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il faille les écarter comme destinations pour des expériences nature de plusieurs jours. Le problème n'est pas la taille de notre nature, mais le manque de possibilités d'en faire véritablement partie.

Les Pays-Bas et la Belgique ont tout simplement moins d'espaces naturels par kilomètre carré que beaucoup d'autres pays. Cet espace limité nécessite une réglementation intelligente, surtout maintenant que la demande de sites de camping sauvage augmente. C'est en soi une bonne nouvelle : de plus en plus de gens veulent profiter de la nature. Mais sans bonnes solutions, des problèmes apparaissent.

Le camping sauvage a pratiquement disparu aux Pays-Bas depuis que Staatsbosbeheer (l'administration des eaux et forêts) y a mis fin il y a cinq ans. Les zones de bivouac belges sont soumises à une pression croissante. Un soir pluvieux d'octobre, je suis tombé sur vingt tentes dans une zone de bivouac qui n'en accueille normalement que trois, ce qui montre clairement que la demande augmente, mais que le système ne s'adapte pas. Les déchets, les nuisances sonores et la surpopulation font que ces sites sont victimes de leur propre succès. Certains ferment pour cette raison.

POURQUOI LES GESTIONNAIRES DE LA NATURE NE PEUVENT PAS RÉSOUDRE CE PROBLÈME

Les organisations environnementales telles que Staatsbosbeheer jouent un rôle crucial dans la gestion de nos espaces verts. Cependant, la gestion opérationnelle des zones de bivouac, l'entretien des installations et la régulation de l'utilisation quotidienne ne correspondent pas vraiment à leurs missions principales. Elles sont conçues pour la gestion à grande échelle de la nature, et non pour l'accueil à petite échelle des randonneurs individuels.

Il en résulte un écart entre l'offre et la demande. Les randonneurs veulent plus de possibilités, les propriétaires fonciers disposent de sites potentiellement adaptés, mais il n'existe aucun système qui rassemble les deux parties avec les incitations et les cadres appropriés.

LA SOLUTION : À PETITE ÉCHELLE, LOCAL, CONTRE RÉMUNÉRATION

Nous sommes convaincus que les petits propriétaires fonciers constituent une bonne solution. Ils sont plus proches de la terre, de l'environnement et des randonneurs. En demandant aux randonneurs de contribuer aux frais d'hébergement, les propriétaires fonciers sont directement incités à bien gérer et entretenir leurs terres. BivvyBase a pour rôle d'assurer la répartition, l'utilisation modérée et le contrôle de la qualité.

Ce modèle résout les trois problèmes. La pénurie diminue car davantage d'emplacements sont disponibles. La qualité s'améliore car les propriétaires fonciers sont incités à bien gérer leurs terres. Et la recherche est simplifiée : une seule plateforme où vous pouvez découvrir et réserver des emplacements.

Mais il ne s'agit pas seulement de solutions pratiques. Grâce à ce système, nous construisons une culture dans laquelle les Néerlandais et les Belges peuvent profiter plus consciemment et plus intensément de la nature dont nous disposons. Une culture dans laquelle l'expérience de la nature va au-delà d'une simple randonnée d'une journée et dans laquelle les propriétaires fonciers sont incités à adopter une gestion respectueuse de la nature.
Ainsi, nous créons non seulement davantage de lieux de bivouac, mais aussi une plus grande appréciation de la nature dont nous disposons. Et cette appréciation est précisément ce dont les Pays-Bas et la Belgique ont besoin dans le débat sur l'avenir de nos espaces verts.

BivvyBase